Date de création :
Lun. 01 janvier 2007
Dernière mise à jour :
Ven. 10 octobre 2008
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Depuis quelques temps, je scrute les annonces immobilières, à la recherche d’un bien immobilier pour mes vieux jours. C’est l’heure de placer, d’avoir un chez soi, et de pouvoir, le dimanche, bricoler un peu.
Malheureusement, j’entends plusieurs sons de cloches ! Entre les investisseurs, ceux prêt à tout vendre pour gagner quelques écus, et les autres, les sceptiques, qui ont observé durant toutes ces années l’immobilier grimper.
L’immobilier est devenu trop cher, il faut le reconnaître. Prenons un exemple concret : une maison avec jardin, non loin de la ville (je parle ici pour les alentours de Vannes, la belle cité ^^) : cette maison, aussi petite qu’elle soit, coûte dans les 250 000 euros charges comprises (agence et notaire). Avec les taux actuels – environ de 4-4,5%, et un prêt de 30 ans, on arrive à des mensualités de 1200 euros. Si dans un couple chaque conjoint met la moitié, soit 600 euros, et que le seuil d’endettement ne dépasse pas les 30%, on se retrouve alors avec un salaire minimum de 1800 net chacun. Dans la région de Vannes, et dans toute la Bretagne, les salaires ne sont pas aussi élevé. On est donc dans une élite de salariés qui pourront un jour avoir une maison de cette valeur là. C’est affligeant de se dire que même en travaillant d’arrache-pied comme employé, on n’aura jamais la chance d’avoir sa propre maison.
Mais ne nous laissons pas abatre : il existe d’autres alternatives : la construction et la rénovation. Mais là encore les démarches et les tarifs sont lourds ! Pour la rénovation, comme c’est devenu plus qu’un simple phénomène de mode, les prix ont énormément grimpés. On se retrouve avec des maisons vieilles, où seuls les murs sont encore intactes, aux alentours de 150 000 euros, autant dire une mauvaise affaire, puisqu’il faut refaire intérieur et charpente, donc dans les 70 000 ou 80 000 euros de travaux.
Il reste donc la construction, mais les terrains se font rares, et chers. Un terrain de 600m2 à 20Km d’une grande ville en Bretagne s’élève dans les 60000 euros une fois le terrain viabilisé. On y ajoute une maison, petite, comportant 3 chambres par exemple et un simple garage. Mais bon, c’est déjà super d’avoir son propre chez-soi !
Mes attentes sont alors trop hautes ? Moi qui rêve d’avoir un grand terrain dans les 900m2, une maison d’architecte posé dessus, avec un double garage à l’américaine et un bitume au sol, je peux toujours courir je pense.
Et encore, tout ça ne sont que les bases, il faut ensuite aller pleurer aux banques pour qu’ils acceptent le prêt, et je me vois pas du tout pleurer pour quelques 300 000 euros pour des mensualités de 10 000 euros par mois (joke)
La vie n’est plus ce qu’elle était il y a 20 ans. C’était l’age d’or de l’immobilier.
En tant que graphiste freelance, donc indépendant et patron, les banques nous regardent d’un œil méfiant, contrairement aux belles paroles des publicitaires pour Maaf et d’autres. Limite il y a un panneau à l’entrée des banques : chiens et patrons interdits.
Merci !
Geelloome le 22/08/2007
Autre solution, allé vivre à l'étranger ! Pays de l'est ! C'est vraiment le bon plan en ce moment, appart et vie pas cher, avion low cost a 30€ pour faire Nantes + Capital. Dans un métier comme l'informatique, c'est le pied. Nas drovia !
Lanza le 22/08/2007
Pssst, vous avez remarqué ? Li'mmobilier aux states est en train de se casser la g... Vous en faites pas, ça va finir par arriver ici aussi.
chebtv le 23/08/2007
Euh je suis pas tout a fait d'accord avec toi, chez nous ça va certe baissé (enfin je l'espere ) mais pas pour les memes raisons qu'au Etats unis ( ici on a pas de banque qui prete sans apport perso ;-). Enfin bon j'espere que ca va baissé car la c'est vraiment du n'importe quoi, surtout a paris ;-)
chat007 le 27/08/2007
pas qu'à Paris, c'est partout pareil, certes pas forcément dans les mêmes proportions mais quand même, je vois à Aix en Provence pour louer un studio de 22m² il faut débourser pas loin de 800€/mois et à ce prix là tu n'as pas de place de parking, alors je ne te parles même pas du prix d'achat de ce même studio!
Geellome le 27/08/2007
Brest c'est pas cher ! ( Oui ok, mais c'est nul aussi ). Bref, 310€ pour 28m² dans le centre,
350 pour un 50m² un peu excentré, mais toujours en ville !
Viendez !
Yan le 13/01/2008
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ben le 20/01/2008
Interview Boursorama
Jean-Fabrice Mathieu, Directeur général de SeLoger.com
(Boursorama.com) Votre chiffre d'affaires sur les 9 premiers mois est en hausse de 58,4%. Comment l'expliquez-vous ?
L'ensemble des activités connaît une progression soutenue. Pour le coeur de métier, les petites annonces et média (79% du chiffre d'affaires), la croissance s'établit à 48,3%. Il faut noter le caractère particulièrement dynamique des ventes en province avec une progression de 66,9%.
L'activité de publicité en ligne et partenariats (5,4% du chiffre d'affaires) a connu une hausse de 93,6%. Cette performance traduit la capacité du groupe à monétiser son audience particulièrement ciblée.
Enfin, l'activité services (21% du chiffre d'affaires) a bondi de 112,5%. Elle bénéficie notamment de l'intégration de Périclès, logiciel de gestion leader en France pour les agents immobiliers.
Vous observez une forte augmentation des petites annonces. Ceci signifie-t-il que la partie est plus facile entre particuliers ? Pourquoi ?
Peu d'études permettent de chiffrer précisément la part des transactions de particuliers à particuliers. Mais il est clair que le marché tend à se professionnaliser et la part des particuliers se réduit.
Les procédures de vente sont de plus en plus complexes : chaque propriétaire doit produire pour la vente de son bien un certificat loi Carrez, un certificat sur la présence de plomb, d'amiante, de termites, de performance énergétique .
Depuis le 1er Novembre, il doit également produire un certificat de diagnostic gaz. Pour les propriétaires-vendeurs, la tentation devient grande de faire appel à un professionnel.
Par ailleurs, plus le marché se tend, moins il est facile de trouver des acquéreurs par soi-même et plus les propriétaires sont incités à utiliser les services d'un professionnel pour vendre leur bien.
Vous envisagez d'augmenter votre taux de pénétration ?
Notre taux de pénétration est en augmentation constante. Fin 2006, nous avons atteint un taux de 36%, en avance sur notre plan de marche puisque nous ne prévoyions que 35%.
Nous nous sommes engagés vis-à-vis du marché boursier à atteindre un taux de pénétration de 45% à fin 2007. Nous étions à 44% fin septembre. Nous devrions cette année encore dépasser notre objectif .
Nous restons donc confortables par rapport à l'objectif de 70% de pénétration à fin 2009.
Comment envisagez-vous de faire ?
La conquête de clients en province représente environ 80% de notre conquête totale. La province constitue notre principal moteur de croissance.
Nous visons un taux de pénétration de 70% fin 2009 . Compte tenu de notre rythme de croissance actuel, nous sommes en bonne voie pour atteindre cet objectif.
Quel regard portez vous sur l'arrivée du modèle low cost avec les sites comme efficity.com et
site-leader-immobilier.fr ?
Depuis son origine, SeLoger.com s'est développé dans un environnement concurrentiel. Régulièrement, des acteurs choisissent d'adopter un positionnement low cost. Mais les agents immobiliers et les internautes sont d'abord à la recherche d'efficacité.
Regroupant près de 900 000 petites annonces en France, le site SeLoger.com est de loin le numéro un sur Internet. Les internautes ne s'y trompent pas : le trafic du groupe s'établit à plus de 1,2 million de visiteurs uniques par mois.
Que pensez-vous de la volonté de Nicolas Sarkozy de faire de la France "un pays de propriétaires" ? Ce souhait vous semble-t-il concrétisable ?
La France connaît un taux de propriétaire de 58%, ce qui est faible par rapport à la plupart des autres pays d'Europe. Il est logique de vouloir faire progresser ce chiffre. Dans la perspective de retraites moins assurées que par le passé, il est logique de préférer avoir son propre toit.
Les mesures fiscales qui viennent d'être adoptées pour l'achat de la résidence principale devraient avoir un effet favorable même dans le contexte actuel de hausse des taux d'intérêt.
On assiste à une baisse des prix de 0,9% sur le marché. Peut-on dire que les prix de l'immobilier ont cessé de flamber ? Pensez-vous que cette tendance à la baisse a vocation à s'inscrire dans le temps ?
Il semble que le marché de l'immobilier ait trouvé un certain équilibre entre les acheteurs et les vendeurs puisque les prix tendent à se stabiliser. Il existe toujours des disparités entre la plupart des agglomérations de province et Paris où la tendance semble toujours être haussière.
Il n'est pas certain que le marché de l'immobilier soit à un tournant. Pour l'instant, le marché semble plutôt avoir atteint un plateau.
Comment réagissez-vous face à cette baisse des prix sur le marché ?
La baisse des prix du marché n'a pas d'incidence directe pour SeLoger.com. En revanche, si les conditions de marché se durcissent, les agents immobiliers auront tendance à privilégier les supports de communication offrant le meilleur rapport coût/efficacité.
Ils devraient donc accélérer le transfert de leurs dépenses marketing des journaux vers l'Internet. Cette tendance est très positive pour SeLoger.com.
Peut-on craindre une contagion de la crise des subprimes en France ?
Les banques françaises appliquent des règles d'octroie des crédits très strictes par rapport à celles de certains organismes aux Etats-Unis. Le niveau de solvabilité des accédants à la propriété en France est donc élevé. De plus, la plus grande part des crédits immobiliers accordés en France est à taux fixe.
Dans ces conditions, on peut considérer que le compartiment d'emprunteurs subprime n'existe pas en France. Si une contagion devait avoir lieu, ce serait au niveau macro-économique, l'économie européenne ayant des dépendances non-négligeables avec l'économie américaine.
Le cabinet Precepta (groupe Xerfi) indique que les conditions sont réunies pour que le marché de l'immobilier en France subisse “un ajustement fortement baissier”, et que les prix reculent “de 18% d'ici à 2010”. Qu'en pensez vous ?
C'est une perspective très sombre, probablement pessimiste. Il ne faut pas oublier que le marché de l'immobilier reste soutenu par des facteurs démographiques forts et de long terme : allongement de la durée de la vie, naissances, augmentation du nombre de foyers mono parentaux...
Propos recueillis par Imen
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chat007 le 22/08/2007
Hum je suis d'accords et à ça il faut ajouter les Anglais qui achètent à tout va, faisant grimper les prix... ( je n'ai rien contre, c'est juste une constatation )