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Lun. 01 janvier 2007

Dernière mise à jour :
Mar. 20 décembre 2011

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Il y a quelques jours je suis intervenu dans une société de communication pour former les 2 webmasters aux techniques du XHTML et du CSS à la mimine ! On sort l’éditeur de texte et on commence ! Rapidement ces 2 énergumènes m’apprennent qu’ils ont déjà de grandes notions dans le web et la création de sites à travers une formation Dreamweaver dispensée il y a de ça un bon mois ! La formation se déroulait sur 2 semaines, soit 10 jours devant la machine à découvrir toutes les ficelles du web et les entrailles de ce logiciel ! C’est donc tout frais dans leurs têtes, et 10 jours à découvrir le logiciel Dreamweaver effectivement on doit avoir une très bonne connaissance dessus ! De plus, la formation a été dispensée par un centre de formation très très (très très) connu qui diffuse très largement son gros et grand catalogue à toutes les agences (pour ma part j’en reçois un tous les ans)… Une bonne formation normalement !

On discute alors de cette formation un petit peu, savoir quel était le programme, qu’est ce qu’ils ont vu et fait durant la formation, et s’ils ont eut des problèmes depuis sur le logiciel. Etant formateur également sur ce logiciel, en débutants comme en confirmés, j’aurais pu éventuellement à la pause ou le midi faire le SAV applicatif ! Oui j’avoue, je suis très curieux ! On travaille tous de manière différente, on ne part pas des mêmes programmes et on avance pas tous de la même manière – J’adore surtout connaître ce que font les concurrents et éventuellement me remettre en question, réadapter mes programmes, etc.

Dans la discussion sur le sujet, je reste très très étonné quand à la teneur du programme : 2 jours sur l’interface, 4 jours sur les frames, et 4 jours sur des exemples de mises en pages et les exercices ! Des frames ? En 2010 (cette formation a été dispensée entre octobre et novembre 2010) ? Je n’en revenais pas !

Comment peut-on encore apprendre à des débutants ce genre d’inepties ?

Effectivement, l’intérêt que l’on retrouve dans les frames, jeux de cadres en français, consiste à avoir plusieurs pages pour plusieurs zones du site. Si je prends un exemple tout simple, un site pourrait être découpé avec un bandeau, un menu à gauche et un contenu principal à droite. Chaque zone de ma page devient alors une page, et ces 3 éléments sont chargés dans un jeu de cadres pour afficher l’ensemble dans un navigateur. Tout l’avantage de cette technique était dans le fait de pouvoir descendre l’ascenseur d’une page sans pour autant voir disparaître le menu de gauche ou le bandeau qui contient le logo de la société ! Cette technique était très utilisée entre 1995 et 2000 pour simplifier ! Mais il y a un hic ! Nous avons inventé ensuite les moteurs de recherches intelligents, type Google, qui lui nous propose dans ces résultats des pages, et simplement des pages, qu’elles soient issues d’un jeu de cadre ou non ! Au cours d’une recherche ressortait des résultats que notre page de contenu, sans menu à gauche et sans bandeau ! Impossible donc de naviguer dans le reste du site une fois arrivé par un moteur de recherche ! Cette technique a donc disparu par la force des choses naturellement et très rapidement, pour donner une optimisation de ses pages pour les moteurs de recherches. L’arrivée de Google en France étant dans les années 2000, on peut donc comprendre aisément que cette technique est obsolète depuis plus de 10 ans ! Comment alors un formateur peut-il proposer ce genre de programme ? C’est comme si j’apprenais à un stagiaire comment laver son linge au lavoir plutôt qu’à la machine… Faut vivre avec son temps !

Loin de moi l’idée de cracher sur mes confrères, mais cette petite anecdote je pense valait le coup ! Après ce genre de formations, les stagiaires discutent avec des amis ou des collègues et se rendent compte très rapidement de la supercherie ! Là où c’est triste, c’est que vis-à-vis de la société qui a payé la formation, ce n’est pas seulement le formateur qui se grille, mais également le centre de formation, et la mauvaise réputation se propage bizarrement beaucoup plus vite que la bonne !

Par contre, la bonne nouvelle pour moi c’est que j’ai gagné le droit de refaire la formation Dreamweaver auprès de ces 2 stagiaires ! Finalement, c’est plutôt sympa pour moi !

Je parlais l’autre jour avec un ami (et freelance également) qui s’est retrouvé avec son premier client dans une situation très difficile à gérer. Son client, après avoir recu les sources d’une prestation signée pour 1500 euros, ne donne plus de signe de vie. Je lui conseille donc d’appeler dans un premier temps, de le relancer 2 ou 3 fois par mail puis de gérer ce problème à coup de lettres recommandées. Chose faite. Mon ami est en attente de paiement. Et c’est chiant.

Mais le problème du paiement soulève une autre question importante : comment gérer son client lorsque cela se passe mal ? C’est difficile, surtout lorsqu’on travaille avec une grosse société en face. On a l’impression d’être seul face à une foule enragée venue brûler votre château (ça me rappelle un vieux film...) ! Cherchez pas, c’est le cas, vous êtes bien seul face à une grosse entreprise. Et ? Ce n’est pas vous qui êtes sur le front, c’est l’entreprise avec vous en tant que porte-parole. Ne l’oubliez pas. Car lorsque vous êtes sur le front, justement, il est difficile de gérer la situation intelligemment puisque vous êtes personnellement visé.

Le mieux à faire est remettre toutes les petites choses à plat, pourquoi pas en forçant un rdv de visu. Il est tellement facile de proférer des menaces ou insultes par téléphone. En face c’est, en général, un peu plus cordial (oui mon général – là c’était pour la rime). Autrement la meilleure des solutions c’est de laisser passer du temps. Expliquez que vous n’avez pas le temps cette semaine et que vous reviendrez vers lui la semaine prochaine. Ça laissera le temps à tout le monde de se calmer sur le différent et de prendre du recul sur la situation.

Dans tous les cas, rassurez-vous, il n’y a rien de grave (même s’il vous traite de connard – entre autre). C’est avec la divergence d’opinion que naissent les grandes idées et la créativité – Dr House, saison 5 Ep 15). Toute situation à une solution, apprenez à lâcher du leste et cherchez un compromis que les 2 parties y gagnent, sans pour autant vous sacrifier !

Bien souvent mes clients me demandent en quoi consiste un développement sur mesure. N’étant pas forcement techniciens en informatique mais simples utilisateurs, ils ont parfois du mal à voir la différence.

D’un coté nous avons les CMS, applications libres (donc gratuites) de gestion de contenu. En clair, ce sont des administrations préconçus qui permet de répondre à 90% des besoins des propriétaires de sites Internet : Gestion de pages et d’articles, gestion de galeries photos, éditeur de texte ressemblant à Word donc très facile à prendre en main, etc... Pour la petite histoire, ces CMS (administrations de sites avec gestions de contenus) sont conçu gratuitement par une armada de développeurs partout dans le monde. Ces CMS sont disponibles gratuitement par tout le monde, client et agence de communication, et s’installe sans une grande connaissance. Par dessus il faut rajouter un graphisme personnalisé et vous avez votre site, qui réponds environ à 90% de vous attentes. C’est une solution.

La seconde est de faire appel à un développeur (freelance de préférence... Moi !! Moi !!) et de lui rédiger un cahier des charges de ce que vous voulez : Une page de devis, une animation flash, une page actualité, 4 à 5 pages de textes pour expliquer votre activité, etc. Lui, le développeur, vous propose un devis pour une administration sur-mesure, avec CE QUE VOUS VOULEZ dedans ! Vous gérez donc votre site avec ce que vous avez décidez dedans, et rien d’autre (contrairement aux CMS qui vous propose la gestion de commentaires alors que vous en voulez pas sur le site, par exemple). Il faut évidemment rajouter un graphisme (par un freelance de préférence... Moi !! Moi !! – Ah oui, je vous l’avais déjà faite peut-être) et vous avez un site sur-mesure, qui vous correspond !

Ce qu’il faut savoir c’est que la première solution est généralement plus coûteuse, par le fait qu’il faut souvent adapter cette usine à gaz à votre petit site (moins d’une centaines de pages on est sur un petit site, oui oui). Il est aussi très difficile de modifier un CMS. Si par exemple un an après la mise en ligne de votre site vous souhaitez l’améliorer considérablement avec l’ajout d’un catalogue produit et pourquoi pas un paiement sécurisé, il sera très compliqué pour l’agence de communication, donc très coûteux, de faire cette modification. Alors qu’avec un développement sur mesure, il faudra du temps c’est sur, mais moins !

En conclusion les CMS c’est bien, très bien même, mais seulement si vous n’avez pas de contraintes particulières pour la création de votre site et si vous n’avez pas d’améliorations à lui apporter. Pensez à demander un devis auprès d’un freelance, vous pourriez être surpris de la différence de tarif, et de qualité !

Jacques Danilo Graphiste independant webdesigner freelance

J'inaugure une nouvelle petite chose sur le blog : les techniques du freelance - petites choses humoristiques qui arrivent au quotidien...

Comme mes confrères, je reçois sans cesse des mails d’éventuels futurs freelances me demandant quelques conseils et astuces pour pouvoir, un jour, peut être goûter à cette liberté.

Outre les questions de statuts, centre de cotisation ou autres aspects juridiques (déjà évoqués dans certains billets ici même), il faut savoir avant de se lancer où l’on met les pieds. Même si à l’apparence être freelance est simple et génial, souvent on plaque tout pour se retrouver à la maison devant un ordi (PC ou MAC) et une plante verte (un coté zen sûrement) sans savoir quoi faire. Bah oui, une fois devant le bureau vous faites quoi ?

Quand vous êtes freelance, vous êtes seul, avec un grand S, un grand E, un grand U et un grand L. Seul, oui seul à gérer tout... La compta, la facturation (ça fait bien plaisir – Jamel Debouze), le secrétariat, etc. Le graphisme à proprement parler représente qu’environ 50% du temps. Le reste du temps est consacré aux taches plus ingrates (j’irai même jusqu'à dire pénibles) !

La concurrence est aussi cruel. En tant que freelance, vous allez être confronter à une concurrence qui comprends : les graphistes freelances, les agences de communication, les web-agency, les imprimeurs, les studios de pré-presse, les consultants en communication, ... Ca fait une tonne de concurrents qui sont déjà pour la plupart installés depuis des lustres. Et vous, vous croyez pouvoir arriver au milieu de cet énorme bruit de fond et crier plus fort ? Difficile je pense.

Il faut donc avoir déjà des pions d’avancer dans la partie, sinon le démarrage risque d’être extrêmement long. Pour info, dans mon entourage on a été une bonne vingtaine à vouloir être freelance. Sur cette vingtaine, je suis le seul à pouvoir en vivre depuis plus de deux ans. La plupart de mes amis/confrères/collègues se sont retrouvés sans un projet confié durant de longs mois. Et bien sur pendant ce temps, les charges augmentent gentiment, jusqu’au moment fatidique où l’on craque.

Faut savoir où l’on va. Quand je check mes mails, j’ai l’impression que tous les jours des dizaines de freelances se lancent, et quand je cherche freelance ou graphiste freelance sur google on est des milliers sur le marché. Mais je pense qu’on est peu à en vivre.

Si je fais ce triste constat aujourd’hui, c’est que se lancer est toujours difficile et qu’il est préférable d’avoir un bon gros discours qui démotive qu’y laisser vraiment des plumes... On restera tous d’accord que se lancer en freelance ne coûte presque rien, mais qu’a long terme il peu y avoir un manque à gagner important.

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